Communiqué de presse, 5 février 2021

La pluie fait une pause, le soleil se montre et les températures sont printanières: les pollens s’envolent sur le Plateau suisse, car le noisetier fleurit. aha! Centre d’Allergie Suisse conseille aux personnes allergiques d’observer le vol pollinique et de prendre leurs médicaments. La personne qui se demande si son nez coule à cause des pollens ou du coronavirus devrait appeler son médecin.

Un peu de soleil, quelques jours où la température dépasse les cinq degrés Celsius et les inflorescences mâles du noisetier lâchent déjà leurs pollens dans l’air lorsque le temps est sec. «Chaque chaton jaune peut libérer jusqu’à deux millions de grains de pollen allergéniques», explique Sereina de Zordo, responsable des services spécialisés chez aha! Centre d’Allergie Suisse. Cette année, les pollens de noisetiers s’élancent nettement plus tard qu’en 2020 dans toute la Suisse. Regula Gehrig, biométéorologue de MétéoSuisse le confirme: «L’année passée, la saison des pollens de noisetier avait déjà commencé en janvier. Les premiers pollens avaient même été déjà mesurés à la Noël dans le Tessin.»

Début de la saison pollinique
La neige et le froid du mois de janvier ont empêché le réveil du noisetier. «Le début de la saison pollinique se situe néanmoins encore dans la moyenne pluriannuelle», confirme Regula Gehrig. Les aunes sont également prêts à fleurir et émettront leurs pollens dans l’air presque en même temps que les noisetiers. Ce qui veut dire que, dans toute Suisse, il faut s’attendre à des concentrations modérées à fortes de pollens d’aune et de noisetier les jours sans pluie et plus chauds. Les personnes réagissant à leurs pollens doivent donc, si possible, éviter le contact et avoir leurs médicaments à portée de main.

Covid-19 ou rhume des foins?
Même si les symptômes d’une maladie COVID-19 sont très variés, certains troubles sont très atypiques et indiquent une allergie pollinique. De Zordo: «Les crises d’éternuement, les yeux rougis, larmoyants et irrités ainsi que les démangeaisons au niveau du palais, du nez et des oreilles sont des symptômes typiques d’une allergie.» En cas de doute, il vaut mieux consulter un médecin par téléphone.

Parmi les symptômes fréquents du COVID-19, l’OFSP compte la toux (souvent sèche), les maux de gorge, le souffle court, les douleurs thoraciques, la fièvre ainsi que la perte soudaine de l’odorat et/ou du goût. D’autres symptômes possibles sont: maux de tête et douleurs musculaires, sensation générale de malaise, rhume, symptômes gastro-intestinaux et éruptions cutanées.

Le rhume des foins n’est pas quelque chose d’anodin
La personne peut développer de l’asthme s’il n’est pas traité correctement. C’est pourquoi Sereina de Zordo recommande de toujours faire diagnostiquer un rhume des foins par un(e) allergologue et de le traiter. Le traitement comprend généralement des antihistaminiques parfois combinés avec de la cortisone. L’allergie pollinique peut aussi être traitée à la source par une désensibilisation. «Au cours de cette immunothérapie spécifique, le corps est lentement habitué aux allergènes pour ne presque plus y réagir finalement», nous apprend de Zordo. Les symptômes du rhume des foins peuvent ainsi être réduits de 75 à 80 pour cent environ.

Données polliniques actuelles et pronostic
Données actuelles sur la concentration pollinique sur www.pollenetallergie.ch et de manière mobile avec l’application «Pollen-News» (disponibles dans l’App Store et sur Google Play)

Brochures gratuites «Allergie au pollen», «Guide des pollens» et «Immunothérapie spécifique».


Contact
Bettina Jakob
Responsable Communication et médias
aha! Centre d’Allergie Suisse
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